Marie-Hélène Dziergacz, 50 ans, directrice d’Ehpad à Vaison-la-Romaine (Vaucluse)


En France, se reconvertir, ce n’est pas évident. Vous avez beau avoir toutes les compétences requises en matière de finances, de gestion, de RH, on vous fait rarement confiance quand vous ne venez pas du cru !

Avant d’intégrer l’Espace Sentein, j’ai répondu à plein d’offres d’emploi de directeur d’Ehpad. Et n’ai jamais reçu la moindre réponse. Alors même que j’avais été comptable, contrôleuse de gestion puis directrice administrative et financière dans de grosses unités industrielles. À l’issue de la formation, j’ai intégré une petite boîte familiale qui gérait quelques Ehpad de façon très artisanale. Pendant quatre ans, j’ai travaillé d’arrache-pied pour tout remettre à plat. Il a fallu négocier la convention tripartite, mettre en place un projet d’établissement redéfinir les postes, redonner confiance aux familles… C’était exténuant mais hyper formateur ! D’ailleurs, je n’ai eu aucun mal à convaincre mon nouvel employeur, le groupe Orpea, il y a cinq mois… Dans mon entourage, lorsque j’ai voulu me reconvertir dans le médico-social, tout le monde m’a dit “n’y va pas, il faut être fou pour travailler dans un Ehpad”. Mais moi, j’adore ce que je fais. Quand vous parvenez à mettre vos équipes en marche, à leur faire partager des valeurs et un projet, c’est extrêmement satisfaisant. 90% du travail d’un directeur d’Ehpad, c’est de la gestion RH. Et ça, c’est vraiment mon truc.

Témoignage formation reconversion social

Marie-Hélène Dziergacz, 50 ans, directrice d’Ehpad à Vaison-la-Romaine (Vaucluse)


Certifiée Promotion 41